Lorsque des actionnaires souhaitent s’associer au sein d’une société par actions simplifiée (SAS), ils doivent obligatoirement accomplir des formalités légales pour la constituer. La création d’une SAS en ligne engendre, par conséquent, de nombreux frais. Il convient de les avoir à l’esprit avant de faire naître une telle structure. Entreprises-et-droit consacre un dossier complet à ces dépenses et répond à la question : combien coûte la création d’une SAS ? On distingue, en général :
- Le coût qui résulte de l’accomplissement des formalités légales obligatoires
- Et les frais facultatifs, qui résultent essentiellement de la volonté de se faire accompagner.

Le coût des formalités légales lors de la création d’une SAS
Présentation des frais de création d’une SAS
La dépense globale à prévoir pour constituer une SAS s’élève, au minimum, à 291,96 euros. Elle comprend plusieurs types de frais, appelés par différents organismes. Leur montant est encadré par la Loi. Tous les créateurs de SAS y font face, sans exception.
Tout d’abord, s’ils effectuent des apports en nature au capital de leur SAS, les associés doivent nommer un commissaire aux apports. Ce professionnel a pour mission de vérifier la valeur qu’ils ont attribuée à ces apports de biens. Il existe, en pratique, une possibilité d’éviter d’y avoir recours. Pour cela, les conditions suivantes doivent être réunies :
- Aucun apport en nature ne vaut plus de trente mille euros,
- Les apports en nature ne constituent, à eux seuls, pas plus de la moitié du capital.
Lorsqu’ils effectuent des apports d’argent (apports en numéraire), les associés fondateurs doivent trouver une banque ou un notaire pour y déposer au moins la moitié de leur souscription au capital social. L’établissement qui reçoit les fonds leur remet une attestation. Ce document fait partie des justificatifs à joindre à la demande d’immatriculation.
Par la suite, le représentant de la SAS doit avertir le public de sa création. C’est pour cette raison qu’il doit rédiger et faire paraître une annonce légale de création de SAS. Cette publicité obligatoire constitue le principal poste de dépense de création d’une société puisqu’elle coûte, pour le cas de la SAS, 238,80 euros TTC en 2026.
Enfin, le dirigeant (ou toute personne disposant du pouvoir pour le faire) doit demander une immatriculation de la SAS sur un registre spécial. Le destinataire du dépôt d’une telle demande est le Guichet unique (procedures.inpi.fr). Il a notamment pour mission d’avertir plusieurs organismes : l’URSSAF, le pôle emploi, l’administration fiscale, le greffe du tribunal de commerce… Le coût de la demande d’immatriculation s’élève à 33,83 euros en 2026. A ce montant, il convient d’ajouter l’enregistrement du registre des bénéficiaires effectifs (RBE) pour 19,33 euros.
Récapitulatif des frais de constitution d’une SAS
| Formalités à accomplir | Coûts à prévoir pour une création en 2026 |
|---|---|
| Déposer le capital social (apports en numéraire) | Variable * |
| Publier une annonce légale | 238,80 euros |
| Demander l’immatriculation | 33,83 euros |
| Déposer le registre des bénéficiaires effectifs | 19,33 euros |
| Faire appel à un commissaire aux apports | Fixés dans un barème |
| TOTAL | 291,96 euros TTC |
* Le coût du dépôt du capital social dépend du prestataire sollicité. En général, les banques (établissements de crédit) ne facturent pas cette prestation si la société ouvre ensuite son compte bancaire définitif au sein de son établissement. Autrement, les banques en ligne (établissements de paiement) facturent la prestation de blocage. Le coût moyen est d’environ 100 euros.
Les autres coûts à anticiper lors de la création d’une SAS
Les frais d’accompagnement à la création d’entreprise
En pratique, la création d’une SAS ne coûte rarement que 300 euros. En plus des dépenses listées ci-dessus, les associés peuvent rencontrer des frais supplémentaires. Ils résultent essentiellement d’un accompagnement :
- Au choix du statut juridique (conseil en création),
- À la rédaction des statuts (projet et statuts définitifs),
- À l’établissement de certaines actes (déclaration de non-condamnation par exemple),
- Au remplissage du formulaire de demande d’immatriculation,
- Et à l’accomplissement des formalités légales (publication de l’annonce légale, constitution du dossier de création…).
Sont autorisés à effectuer ces travaux un expert-comptable, un avocat ou encore une plateforme juridique en ligne.
Les services juridiques en ligne automatisent le traitement des dossiers de création, ce qui leur permet d’afficher des tarifs très compétitifs. Certains prestataires (comme notre partenaire LegalPlace, par exemple) proposent une formule d’accompagnement gratuite. Pour le reste, il existe généralement une formule « Standard » et une formule « Premium ». La dernière permet de bénéficier d’une assistance illimitée et d’un traitement prioritaire du dossier en 24 heures.
L’accompagnement traditionnel coûte généralement plus cher. Il faut compter environ 1 000 euros pour les constitutions simples. Le coût d’une création complexe peut augmenter de façon significative.
| Solutions | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Avocat | – Professionnel spécialisé dans le domaine du droit – Expertise approfondie pour les situations complexes | – Honoraires les plus élevés (tarification à l’heure) |
| Expert-comptable | – Accompagnement complet, au-delà de la création – Partenaire de confiance sur le long terme | – Moins spécialisé que l’avocat pour les problématiques juridiques complexes |
| Service juridique en ligne | – Solution la moins coûteuse (formule gratuite) – Plateforme simple d’utilisation, intuitive et rapide | – Accompagnement standardisé, conseil moins individualisé |
Les autres frais à prévoir pour créer une SAS
Pour finir, il convient d’anticiper d’autres frais qui dépendent de la situation dans laquelle se trouve la société. Elle peut, par exemple :
- Vouloir protéger une marque en la déposant (elle doit, dans ce cas, s’acquitter d’une redevance),
- Souhaiter réserver le nom de domaine correspondant à sa dénomination sociale ou à son enseigne et louer un hébergement,
- Devoir inscrire l’un de ses dirigeants à une formation ou à un stage obligatoire.
