La création d’entreprise est, depuis le 1er janvier 2023, obligatoirement et entièrement dématérialisée. Les formalités d’immatriculation doivent obligatoirement être réalisées en ligne sur le Guichet unique, accessible via le portail e-procédures de l’INPI. Face à cette plateforme publique, des acteurs privés comme Legalstart — pionnier et leader français des legaltech dédiées à la création d’entreprise — proposent un accompagnement qui va de la rédaction des statuts jusqu’à l’obtention du Kbis. Portail de l’INPI ou Legalstart : quel service choisir ? Ce dossier compare les deux solutions pour vous aider à trancher.
Le guichet unique de l’INPI : le portail officiel des formalités d’entreprises
Présentation du service
Le portail de l’INPI, a remplacé les anciens Centres de formalités des entreprises (CFE), qui répartissaient les dossiers entre CCI, CMA, Greffe ou URSSAF selon la nature de l’activité exercée par l’entreprise. Son objectif est, notamment, de centraliser en un seul point toutes les formalités légales obligatoires des entreprises : immatriculation, modification et radiation.
Le parcours d’utilisation du Guichet unique est relativement simple. Après avoir créé son compte sur le portail (via INPIConnect ou FranceConnect+), l’entrepreneur sélectionne sa formalité et renseigne toutes les informations relatives à son entreprise. Il remplit, au passage, un formulaire de demande d’immatriculation (M0). Ensuite, il télécharge les pièces justificatives, signe la formalité et paie en ligne les frais légaux (frais de greffe). Lorsque son dossier est complet, son entreprise obtient un numéro unique d’identification (SIREN) et reçoit son extrait Kbis.
Avantages et inconvénients
L’atout majeur du guichet unique est économique : le service ne génère pas de frais d’utilisation, il est gratuit. Le créateur ne règle que les frais obligatoires (33,83 € pour l’immatriculation d’une société et 19,33 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs). C’est aussi la seule voie officielle : même les plateformes privées comme Legalstart déposent, in fine, les dossiers sur ce guichet.
Mais la gratuité a un revers : l’absence totale d’aide juridique. Le guichet ne rédige pas les statuts, ne vérifie pas la cohérence du montage juridique (capital, clause d’agrément, répartition des pouvoirs) et ne publie pas l’annonce légale de création. Les statistiques de rejet restent élevées, souvent pour des causes évitables. En cas de demande de complément, le lancement de l’activité s’en retrouve retardé et l’entreprise doit s’acquitter de frais complémentaires.
Legalstart : un accompagnement complet à la création, et plus encore…
Qui est LegalStart ?
Legalstart, fondée en 2012, a été la première plateforme française à automatiser les démarches juridiques en ligne. Elle revendique aujourd’hui plus de 900 000 clients accompagnés sur l’ensemble du cycle de vie de l’entreprise : création, gestion et dissolution-liquidation.
Legalstart bénéficie d’une excellente réputation sur Internet. Les avis laissés par les utilisateurs sur les différentes plateformes de notation témoignent du sérieux de cette Legaltech :
- 4,5 / 5 sur Trustpilot pour 7 603 avis ;
- 4,4 / 5 sur Google pour 16 913 avis.
Le fonctionnement de la plateforme Legalstart est très simple. L’entrepreneur répond à un questionnaire guidé. La plateforme génère tous les actes (statuts, déclaration de non-condamnation, formulaires), transmet l’annonce légale à un support d’annonces légales partenaire et dépose le dossier complet sur le portail de l’INPI. Des juristes et des formalistes y assurent le support.
Les formules d’accompagnement proposées par Legalstart
Legalstart propose trois formules différentes :
- La formule Starter à 0 € HT (+ frais administratifs obligatoires) : la plateforme génère les statuts, publie l’annonce légale, vérifie le dossier avant envoi à l’INPI et assure une garantie anti-rejet du greffe du tribunal de commerce ;
- La formule Standard à 99 € HT (+ frais administratifs obligatoires) : la plateforme assure les services de la formule Starter et propose un entretien avec un expert en création d’entreprise ;
- Et la formule Premium à partir de 199 € HT (+ frais administratifs obligatoires) : la plateforme propose les services de la formule Standard, effectue un traitement prioritaire du dossier (24 heures) et fournit une assistance illimitée.
Points forts et points faibles de Legalstart
Les points forts de Legalstart sont :
- Un parcours 100 % en ligne très intuitif et facile d’utilisation,
- Des documents juridiquement fiables,
- Une réduction du risque de rejet par le greffe (avec la garantie anti-rejet incluse dans la formule gratuite)
- Des services additionnels utiles au créateur : dépôt du capital, compte pro, facturation, comptabilité, dépôt de marque, etc.
Il existe toutefois quelques limites à ce service. D’abord, le coût : seule la formule Start est gratuite (cela dit, elle est, à notre avis, déjà très intéressante). Les autres formules génèrent des frais d’utilisation du service (+ 99 € et + 199 € hors taxes). Ensuite, l’abonnement « Assistance Legalstart » (29,90 €/mois), souvent activé en période d’essai gratuit au moment de la création, alimente une part significative des avis négatifs. Les créateurs oublient généralement de résilier l’abonnement à l’issue de la période d’essai lorsqu’ils n’en ont pas besoin. Enfin, l’automatisation peut avoir ses frontières : pour un montage complexe, le recours à un avocat peut être préférable.
Guichet unique de l’INPI et Legalstart ne s’opposent pas réellement : le premier est le canal obligatoire, la seconde un prestataire qui l’utilise pour le compte du créateur. La bonne question à se poser avant de choisir est donc : « Ai-je besoin d’aide pour constituer mon dossier de demande d’immatriculation ? « .

